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Une analyse critique de films, livres, opéras et expositions de peinture

BASELITZ, LA RETROSPECTIVE au CENTRE POMPIDOU. IV Les REMIX et les SILHOUETTES              

           A partir de 2005, Georg Baselitz reprend ses tableaux pour en faire des "remix", avec une différente texture de peinture, en particulier. 

          A commencer par ses filles d'Olmo, en haut à gauche: Olmo-Mädchen (Remix), 2006. Le jaune est tempéré par le blanc, les filles sont carrément caricaturales avec leurs escarpins.

          En haut à droite: Moderner Maler (Remix), 2007. Dans le peintre moderne de 1966, les doigts d'un soldat s'enfonçaient dans des pièges; maintenant, il est pris dans des zébrures de sang.

          A gauche: Modell war ein Toter (Remix), 2008.         

          Dans le même temps, Baselitz a découvert que la Stasi avait des dossiers sur lui... il se souvient de la propagande diffusée en RDA, et ce qu'il revisite dans ses Russenbilder, ce ne sont plus ses propres oeuvres, mais des compositions de commande typiques du réalisme socialiste.

          Ici, Il reprend Dans la Cantine des travailleurs, réalisé en 1960 par un certain Rusian Kobozev, montrant des travailleurs attablés servis par une femme.          

          L'utilisation du pointillisme pour les visages est un rappel à son interdiction à l'époque soviétique.

          Nous voyons aussi un certain nombre de dessins à l'encre de Chine, réalisés pour le 80e anniversaire de l'artiste, pour rendre hommage à des artistes qu'il admire.

          A gauche:  A Schönberg (2018).

          Et puis... ce n'est plus que la vieillesse. La vieillissement. Et Elke, son épouse de 60 années, jamais quittée, toujours aimée. La vieillesse, ensemble....

          Pour moi, c'est une très belle période. Il y avait eu une magnifique expo consacrée juste à cette période à Pantin, chez Thaddeus Ropac. Corps jumeaux, translucides, les radios montrent l'effritement des squelettes...

          A droite, Wagon-lit au lit en fer (2019) Elke a été hospitalisée et ce vieux corps déformé contraste avec la rigidité du lit d'hôpital.

          A gauche Dedans il n'y a pas d'ombre (2019).

          A droite: Ach, rosa, ach, rosa (2015). Rien que celle ci justifierait une visite au Centre Pompidou.... Bien sûr, il faut aller voir Baselitz!!

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