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Une analyse critique de films, livres, opéras et expositions de peinture

GIUSEPPE PENONE à la BnF 2

            Alberi libro (Arbres-livre), 2017, en haut à gauche : ces douze planches sont assemblées comme un livre ouvert. L’arbre a été découpé en tranches jusqu’à dégager l’arbre initial, comme protégé par ce livre déployé, formé par les différentes strates.

            Leaves of grass (Feuilles d'herbe), en haut à droite; en 2013 Giuseppe Penone a réalisé  quatre grandes toiles  inspirées  de la première édition du poème de Walt Whitman.

           Ce travail, dont on voit un détail, à gauche, est constitué uniquement d’empreintes digitales, hormis le motif central en argile.

           Empreintes, interfaces entre l'homme et la matière: Penone y voit cette trace qui traduit le contact entre la peau humaine et une autre surface matérielle, contrairement à l’obsession contemporaine de nettoyer, que tout soit limpide : on est dégouté à la seule idée d’une empreinte… il faut l’enlever à tout prix… on efface la mémoire de l’homme-matière. Et : La trace de l’homme dans la nature est la bienvenue… elle nous rassure … la trace de l’homme en ville, c’est autre chose… on la regarde avec circonspection, on l’efface en permanence

             Dans ce triptyque, A occhi Chiusi, (Les yeux fermés), 2009, à droite et en bas à gauche, une plaque de marbre blanc dont les veines ont été dégagées par l’artiste est entourée par deux panneaux représentant deux paupières closes synthétisées en épines d’acacia.

           On termine avec une oeuvre plus familière, sans doute plus vue, cette sculpture de 2016 en bronze et pierre, en bas à droite, Pensieri di foglie (Pensées de feuilles)

 

          

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