Une analyse critique de films, livres, opéras et expositions de peinture
24 Janvier 2018
Il y a peu d'animaux dans les peintures de Paul Gauguin.
Un chien, souvent, accompagne les Tahitiens, un chien jaune ou noir, qui est là parce qu'il doit y être, mais représenté avec un désintérêt total, comme les petits cochons noirs qui apparaissent aussi parfois.
C'est pourquoi Le cheval Blanc (1898), où l'animal est la vedette, est un peu une exception, mais quelle beauté! On pourrait tuer pour avoir cette toile.... L'équilibre des couleurs! Il fallait donc que l'autre cheval, celui qui est monté, soit orange. Tant pis s'il n'y a pas de cheval orange.
Pour moi, Gauguin l'ange, celui qui peint le paradis, est le plus grand peintre du monde. Le premier a avoir compris l'impasse de l'impressionnisme qui ne pouvait que s'enliser dans des mocheries à la Renoir ou à la Vuillard. Mais l'expo du Grand Palais nous permet de connaitre, de comprendre Gauguin la bête, celui qui sculpte des visages grotesques et souvent effrayants. Les deux forment l'homme....