Une analyse critique de films, livres, opéras et expositions de peinture
13 Avril 2026
Ah fuyez, fuyez cet abominable navet!
Ce n'est pas un film: c'est une analyse sociologique de la grande bourgeoisie catholique. Ils sont épouvantables! ils n'aiment qu'une chose, l'argent; le frère aîné, l'héritier du nom (Eric Caravaca en l'occurrence), dispose de tout pour le reste de la fratrie; il s'arroge même le droit de proscrire celui ou celle qui s'aviserait de regimber. Et ils vivent dans d'énormes baraques sombres occupées par des meubles... hideux.
Les femmes? Elle sont bonnes à servir de nurse au grand père impotent et grincheux (c'est plus économique qu'une aide à domicile); et quand elles ont réussi à pouliner un petit mâle, on s'en désintéresse complètement. Les réunions de famille se terminent inévitablement en cris et en affrontements. Tiens! ça nous donne le plaisir de revoir brièvement Alexandra Stewart, la soeur de l'irascible patriarche (Jérôme Deschamps)
A part ça, vous avez de long plans sur le visage de Mélanie Thierry qui fait la gueule. La rencontre d'un photographe venu travailler pour la firme (Jérémie Renier) lui rappelle le bon temps où elle était jeune, et libre... Elle est belle Mélanie Thierry, d'une beauté très atypique, pas du tout du gout du jour, comme a pu l'être en son temps Simone Signoret, c'est donc toujours un plaisir de la regarder, même faisant la gueule...
Mais, allez vous me dire, les turpitudes de la grande bourgeoisie rapace qui se déchire, c'est .... du Chabrol? Hélas! c'est du Chabrol sans Chabrol, sans tout ce qui faisait qu'on a tant aimé le grand Claude, même quand, parfois, il se négligeait un peu: le deuxième degré, l'humour vachard, le fiel sucré...
A fuir, donc, même si, pour sauver (un peu) le film, il y a de très jolies prises de vue dans des sous bois entre automne finissant et début de l'hiver....