Une analyse critique de films, livres, opéras et expositions de peinture
14 Mai 2026
Ah, l'abominable daube! Quand on pense que ça a fait l'ouverture du festival de Cannes..... vive la France! Il parait que ca serait drôle, d'ailleurs oui, il y avait des gens qui riaient dans la salle -pendant que je regardais ma montre.
Pourtant je peux être bon public! j'adore les frères Cohen, j'ai ri avec Mel Brooks et je me souviens d'avoir même pleuré de rire devant The groove tube (Faites le avec les doigts, film des années 70 d'une grossièreté abyssale, que j'aimerais retrouver quelque part....)
On est à la foire de St Ouen, début du siècle dernier, donc, évidemment, débauche de pittoresque. Suzanne (Anaïs Demoustier, très bien dans un registre assez éloigné de son registre habituel) travaille pour Venus Electrica, elle s'offre au baiser des spectateurs volontaires, et à ce moment là, le patron de l'attraction (Gustave Kernern) envoie un bon coup de jus qui soude les partenaires dans une étreinte inoubliable. Idiot, évidemment.
Elle a l'occasion de se faire passer pour sa voisine la pythonisse, face à la demande d'un veuf désespéré qui veut absolument communiquer avec sa défunte, Irène. Pio Marmai nous montre ses fesses, et c'est ce qu'il a de mieux car côté face, il se contente de mimiquer un ahurissement perpétuel.
Le meilleur de tout cela est sans doute du au rondouillard Gilles Lellouche, Armand, le marchand d'art qui voudrait voir son poulain se remettre à la tâche au lieu de passer son temps à pleurnicher.
A partir de là, ça se traîne! D'interminables retours en arrière nous racontent en détail l'histoire des relations entre Antoine, Irène (Vimala Pons) et Armand. C'est long! c'est sans intérêt! De faux rebondissements en demi surprises, on se traîne péniblement vers le dénouement pittoresque, forcément pittoresque attendu, et la délivrance du spectateur