Une analyse critique de films, livres, opéras et expositions de peinture
Décidément, Kathryn Bigelow est une fille épatante! Elle fait des films de mec dans un monde de mec, et ça fait du bien, de ne pas voir des femmes-réalisatrices confinées à des petites histoires sentimentales et domestiques... Vive Kathryn! Il est vrai...
Voila un film parfaitement didactique, sans être ennuyeux. Bravo! Film franco-allemand.... tourné par un Haïtien, Raoul Peck Une seule objection: le film eût du s'appeler "les jeunes Marx et Engels" parce que, finalement, le second est bien moins populaire...
Attention: plus de 18 ans s'abstenir. Comme c'est assez gore, on peut difficilement le recommander aux moins de 16 ans. bref, le public de cette sous-lucbessonerie signée Tommy Wirkola est très limité.... Dans le futur, (comme dans Soylent Green) la surpopulation...
C'est sûr, Andrey Zvyagintsev est un grand! Il est russe, très russe certes, mais dans Faute d'amour , son propos s'élargit -devient plus universel, plus humain aussi- que dans le génial Léviathan, qui était le film le plus russe que l'on puisse imaginer....
Natsume Soseki est né avec l’ère Meiji. Il a donc grandi avec ces transformations formidables de la société qu’ont représenté l’ouverture du Japon et la modernisation à marche forcée…. L’esprit japonais était fortement marqué par une volonté de supériorité...
Je ne suis pas une grande fan d 'André Téchiné . Il réalise très bien des films originaux, qui pourraient être sensibles mais sonnent souvent faux et qui m'accrochent bien rarement. En général, je trouve que ses héros, si je les rencontrais dans la vie,...
Bonne nouvelle: un écrivain est né! Devant la tranquillité cynique avec laquelle le héros déroule sa vie d'agent double, on pense au triste SS de Jonathan Littell. Et le contexte d « espionnage exotique » évoque les grands romans de Graham Greene. Mais...
HHhH: Himmler Hirn heisst Heydrich . Le cerveau de Himmler s'appelle Heydrich. Le bel aryen blond -musicien confirmé, bonne famille (son père lui même composait de la musique), marié à une aristocrate (elle aussi une nazie forcenée, et ayant ensuite mené...
Pas mal, mais j'ai des réserves que j'exprimerai plus tard. Brahim ( Tahar Rahim ) commence à se faire un nom dans le one-man show comique, genre Jamel Debbouze, un genre que j'exècre -mais je suis très mauvais public en ce qui concerne le comique. Depuis...
J'ai donc commencé une petite cure Kazuo Ishiguro . J'aime bien, lorsque je découvre un écrivain, explorer dès l'abord les diverses facettes de son talent. En deux mots: Les vestiges du jour est un authentique chef d'œuvre, qui s'apprécie en trois strates,...
Maria Callas , justement. Maria Callas /Médée, Maria Callas dont c'est la seule apparition à l'écran, pour un rôle (à peine) parlé -et ce n'est même pas sa voix qu'on entend! le film de Pier Paolo Pasolini a été postsynchronisé, mais pas avec elle. Callas...
On pouvait tout craindre: un film bien manichéen, bien Me-too, bien bourrin, avec entraineur macho et tripoteur; au contraire, on a une merveille d'intelligence et de finesse, et je crains que la présentation "abus sexuel dans les milieux du sport" ne...
A vrai dire, on a du mal à retrouver la patte de Steven Spielberg dans ce qui reste le genre-culte du grand cinéma américain: le film de dénonciation politique ou sociétale. Vous avez aimé Les hommes du président? Vous aimerez les Pentagon papers , ou...
Dans le cadre du "mois russe", le cinéma Balzac proposait une production récente (2016) du théâtre Mariinsky . Mais beaucoup plus internationale que la récente "Dame de pique": le metteur en scène, Yannis Kokkos , est grec, et le ténor, Gregory Kunde...
Sur le livre, une bande invisible: attention, prix Nobel! Oeuvre puissante, ample, parfois complexe, mêlant le roman à la grande histoire, et qui plonge aux tréfonds de l'âme d'un peuple, d'un pays. Formatée Nobel! En plus, ce serait bien le tour de ce...
Les pièces de Florian Zeller ont un furieux succès. On nous le présenterait presque comme un Strindberg français, comme un nouvel Ibsen! Bien que j'apprécie peu le théâtre, je me suis déplacée pour voir ça de près: hélas! Le Fils est à peu près aussi...
En deux mots: grosse déception. Certes, il y a évidemment beaucoup de virtuosité chez Paul Thomas Anderson (mais on est loin de Magnolia....) et de talent chez Daniel Day-Lewis (mais on est loin de There will be blood...), qui semblent l'un et l'autre...
Brève rencontre dans un train. Même pas amoureuse, même si, brièvement, elle aurait pu le devenir. Et dans quel train! Crasseux et régi par des cheffesses de wagon aimables comme une porte de prison: on est en 1996 et on se croirai encore du temps des...
Quelle langue magnifique! Rutilante, colorée et précieuse, riche de mille mots pour décrire la nature et ses habitants des forêts et des champs. Elégante, précieuse et si personnelle -ses analogies, imprévisibles et recherchées, n'appartiennent qu'à elle....
La vie avec un bipolaire: sujet intéressant que, à ma connaissance, le cinéma n'avait jamais traité. Il est peintre, elle est décoratrice; on pense évidemment au couple formé par Gérard Garouste et Elisabeth; l'autobiographie de Garouste s'intitule d'ailleurs...
Un petit film (suédois /danois /allemand.....) qui risque de passer inaperçu au milieu des nanars de l'été (un policier égyptien....) et qui est pourtant bien intéressant, puisque la star du film de Tarik Saleh , c'est la corruption au sein du régime...
Comment ne pas être ébloui, une fois de plus, par la virtuosité avec laquelle Orhan Pamuk lace et entrelace son récit, se situant entre le conteur oriental et l'écrivain de littérature psychologique occidental? D'ailleurs, ce roman sur la paternité (dont...
Un Lohengrin très attendu, très commenté, apprécié en général. Les hasards de la répartition des places ont assis l’une de nous entre Christian Merlin et Richard Martet : les deux étaient satisfaits, même si la critique de Merlin dans le Figaro est restée...
C'est un roman noir. Je veux bien. On compare Jake Hinkson à Jim Thomson. Oui, il y a à la fin quelques morts expéditives.... Mais c'est surtout un récit dans la grand tradition des récits sudistes, histoires glauques qui se déroulent dans le cadre étouffant...
Un film parfois bouleversant, d'où l'on peut sortir très triste même si c'est une ode au courage, et même si on trouve que Andrew Haigh charge un peu la barque; on frôle le mélo, et on se dit qu'il est bien peu probable que le jeune héros ait pu vivre...